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Recours contre le projet de centre commercial du Carré Saint Vincent . . . . .
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PATRIMOINE NATUREL ET URBAIN
En savoir plus sur le patrimoine menacé à Blois :
Communiqué et dossier de presse.

La ville de Blois projette de réaliser un centre commercial à ciel ouvert, au pied de l'aile François Ier du château de Blois, face à la façade des Loges, chef-d'oeuvre de la première Renaissance française. Plus précisément, ce projet se situe derrière et autour de l'église Saint-Vincent et dans l'ancien collège des Jésuites. Et cela, en plein périmètre du Val de Loire inscrit à l'UNESCO.
Page de garde

1- Exposé des faits

2 - Recevabilité

3 - Préambule

4 - Contexte historique et patrimonial
- Le château royal de Blois (classé)
- Les anciens jardins royaux
- Orangerie (classé)
- Pavillon Anne de Bretagne (classé)
- Vestiges du grand jeu de paume du château (classé)
- Maison du gardien du jeu de paume (classé)
- Cours et vestiges médiévaux situés derrière la maison du gardien du jeu de paume
- Mur d'enceinte de la ville (inscrits)
- Eglise Saint-Vincent-de-Paul (classée)
- Collège des Jésuites (inscrit)
- Hôtel de la Poste
- ensemble formé par le square Augustin Thierry et le jardin Clément Lévy
- Le ruisseau de l'Arrou
- Les aqueducs et la gouffre

5 - Faiblesses du projet
5.1 - les atteintes au patrimoine
5.2 - l'urbanisme
5.3 - le coût pour le contribuable
5.4 - pertienece de créer des cellules commerciales dans un centre-ville qui en comporte 80 vacantes
5.5 - un projet qui a peu de chances de résoudre la vacance commerciale dans le centre-ville
5.6 - craintes

6.Projet architectural et règlements d'urbanisme
6.1 - La démolition du bâtiment de la Poste
6.2 - La démolition partielle de l'aile de l'ancien collège des Jésuites, édifice inscrit au titre des Monuments Historiques
6.3 - Emplacement des bâtiments neufs
6.4 - Les toits en zinc
6.5 - Les façades
6.6 - Le parking souterrain au pied de l'église

7. Conclusions
p.1

p.2

p.2

p.3

p.8















p.15







p.29








p.43
Pour ce projet, voulu par la ville, mais porté par un promoteur, deux permis ont été déposés.

o Un permis de démolir (appelé ci-après PD), concernant la démolition de l'hôtel de la Poste, et la démolition des planchers de l'ancien collège des Jésuites (édifice 17ème siècle, pourtant inscrit au titre des monuments historiques)
o Un permis de construire (appelé ci-après PC), concernant la construction du centre commercial, et qui intègre la démolition des deux tiers du premier étage de la façade Nord de l'ancien collège des Jésuites.

Les dits permis ont été acceptés par la ville fin 2018. Bizarrement, alors que la ville est si prompte à communiquer, cela n'a fait l'objet d'aucune information, ni dans les supports habituels de la ville, ni dans la presse, et, plus "surprenant", les autorisations n'ont pas été affichées sur le terrain, immédiatement après la délivrance des permis, contrairement aux dispositions légales (peut-être pour éviter des recours ? Mais nous dirons que c'était peut-être un oubli...)

Au vu du contenu des dossiers, des nouvelles atteintes au patrimoine et aux paysages Blésois, l'association Blois-Patrimoine-Paysage-Environnement-Cadre de vie a décidé de déposer deux recours contre ces autorisations.

Nous nous opposons fermement à ce projet pour les raisons suivantes :

# En préambule

Ce projet s'inscrit au coeur du quartier historique de Blois, au pied du château de Blois, et plus précisément de la façade des Loges, fleuron de la ville de Blois, et connu dans le monde entier. Il est inacceptable que la vision de la ville de Blois se résume à un centre commercial, avec des chaînes de piètre qualité (H&M comme locomotive, à un moment, des noms de fast-food ou terminaux de cuisson de viennoiseries industrielles avaient aussi circulé), une image dévastatrice pour un tel site, et cela, au dépens du commerce existant dans le centre-ville !


# Le manque de cohérence urbanistique :

- ce projet dit s'inscrire dans la continuité de l'axe marchand existant, ce qui n'est, en l'espèce, pas le cas (centre commercial fermé sur lui-même, barrière formée par la rue Gallois, très passante et difficile à traverser, les jardins, l'aile des Jésuites), d'ailleurs, preuve en est, que tout le projet a consisté à enlever ces barrières : dévégétalisation prévue du jardin Clément Levy, démolition de la poste, trouver des subterfuges afin de marquer la façade du collège, etc.)

- alors que la ville dit que Blois doit se tourner vers la Loire, dans les faits, c'est tout le contraire qui est fait.

>>> voir point 5.2 du recours PC, p.15 à 19
# L'architecture et les atteintes à notre patrimoine commun : (voir recours PD et point 6 du recours PC)

- la démolition partielle de l'ancien collège des Jésuites (17e siècle), édifice inscrit au titre des Monuments Historiques ; les planchers intérieurs seront entièrement détruits, ainsi que 1/3 de la façade Nord ;

>> voir recours PD et recours PC point 6.2 - p.30 à 34
# L'attitude de la municipalité, et de son maire :
>>> voir point 3 du recours PC, p.3 à 7- la conférence citoyenne, fameuse concertation, où l'architecture, le patrimoine, ne peut être évoqué, débattu (le permis était déjà déposé lorsqu'elle a commencé)


- les pressions morales exercées sur les services de l'état ayant en charge la protection du patrimoine et des sites
, dont nous avons eu écho et
en partie
relayées par la presse

-
N
ous rappelons que, pendant trois ans, nous avons alerté la munic
ipalité
, sans succès. Nous
l
'avions alerté sur la démolition des vestiges du grand jeu de paume du château et des vestiges médiévaux des cours situées derrière la maison du jeu de paume, sans succès, puisqu'en réponse, nous n'avions eu que mépris et intimidations. Pourtant, en 2017, la DRAC a suivi notre
point de vue
, puisque celle-ci a émis des réserves sur la démolition de ces éléments, provoquant un retrait du permis de construire, et la colère du maire de Blois !



# Un projet inadapté :

Par ailleurs, la municipalité souhaite dynamiser le centre-ville avec ce centre commercial, or, dans les faits :

- seuls 2 centres commerciaux de ce type sur 80 fonctionnent en France (chiffres CCI du Loir-et-Cher);

- il y a 70 commerces vacants en centre-ville, pour lesquels aucune politique de résorption n'est menée.

- la locomotive pressentie était H&M, (le nom d'un fast-food avait aussi circulé dans un premier temps), des chaînes nationales : internationales peu qualitatives, pouvant nuire à l'image du site.

En outre, aujourd'hui, aucune enseigne ne s'est engagée.
Le risque, comme on le voit dans de nombreuses villes, est que ce Centre commercial ne fonctionne pas, ou bien, attire les commerces au dépens du reste du centre- ville (exemple de Bourges, avec un centre commercial à ciel ouvert, de même type, qui a vidé les rues)

>>> voir point 5 du recours PC, p.15 à 28


# Le coût :

Enfin, la municipalité met plus de 12 millions d'euro dans ce projet.

Ce sont autant de finances publiques mises au profit d'un projet voulu par la municipalité, mais porté par un promoteur privé , afin de favoriser l'implantation de chaînes nationales (équivalent de 400 000 € par magasin), au dépens des commerces existants qui ne reçoivent aucune aide.

Avec cette même somme, la commune aurait pu acquérir 8000 m² de cellules commerciales vides à Blois (41 cellules vacantes à 300 000 € chacune ou bien 83 à 150 000 €), qu'elle pourrait louer elle-même (et donc avoir un retour sur investissement, contrairement à ce projet où les recettes de location iront au promoteur) !

>>> voir point 5.1 du recours PC, p.20 à 22
- la démolition de l'hôtel de la Poste, afin de raccourcir la façade sur rue de 5 mètres pour faciliter le passage avec la rue Porte-Côté (située à 50 m !!) et pour le déplacer de 20 mètres. Le coût de ce caprice est (au minimum) de 1,5 millions d'euro, à la charge du contribuable - ce coût ne comprend que l'achat et la démolition, et non la reconstruction, somme à ajouter ;

>> voir recours PD et recours PC point 6.1 - p.30
- l'architecture, qui, même si elle a évolué positivement, ne s'intégre pas dans le quartier historique (4000m² de toits en zinc, présences de coursives, de passerelles, présence de coursives qui vient altérer une perspective vers le château, présence d'ascenseurs, d'escalators au pied du chevet de l'église et avec covisibilité vers le château, pour l'escalator), où une attention particulière devrait être menée, et viole un certain nombre de dispositions du Code de l'urbanisme, du Plan local d'urbanisme et du plan de sauvegarde et de mise en valeur, s'appliquant au secteur sauvegardé ;

>>> voir points 6.3 à 6.5 du recours PC - p.35 à 41
- le parking souterrain, de 8 m de profondeur, à une distance de 1,5 m du pied du chevet de l'église Saint-Vincent, dont aucun élément ne permet d'écarter tout risque de destructuration de cet édifice classé, sur le long terme (pas d'études dans le dossier) ;

>>> voir point 6.6 du recours PC - p.42
Façade des Loges du château de Blois
Ancien collège des Jésuites
Bien sûr, nous aurions aimé que cette municipalité soit enclin à l'écoute, au dialogue, à l'échange, au travail en partenariat avec les différentes associations, ce qui n'est hélas pas le cas, nous n'avons donc pas d'autre choix que d'adresser ces recours. D'abord un recours administratif, au maire, puis, dans les délais imposés par la loi, un recours au tribunal administratif.

Comme toujours, nous restons ouvert à toute discussion, mais puisque la municipalité, et en particulier, M. Gricourt, son maire, toute discussion est refusée depuis des années, et au contraire, préfère multiplier les menaces de procès ou les procès, nous doutons qu'échanges et évolution il y aura.


Voici une copie des recours.
A ceux-ci ont été joints trois études sommaires, réalisées par Nicolas Viault
- dossier d'étude sur les vestiges du grand jeu de paume (38 pages)
- dossier d'étude sur l'hôtel des Postes (35 pages)
- dossier d'étude sur l'ancien collège des Jésuites (15 pages)
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Recours contre le permis de construire
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Page de garde

1- Exposé des faits

2 - Recevabilité

3 - Discussion
3.1 - sur la forme
3.2 - sur le fond
3.2.1 - le bâtiment de la Poste
3.2.2 - le collège des Jésuites

4. Conclusions
p.1

p.2

p.2

p.3

p.5



p.8
Recours contre le permis de démolir