© 2013-2014 blois.me
+ Le bâtiment central de la Caserne Maurice de Saxe

La caserne Maurice de Saxe a été construite à partir de 1863, les premieres troupes y ont été accueillies en 1867. La caserne a été désafectée dans été 2001 et les bâtiments ainsi que les terrains sont revenus à la ville de Blois. Le site a été vendu à un promoteur, Océanis, pour un pix de 5,6 millions d'euros en 2006. Celui-ci devait réaliser un projet exemplaire qui devait être livré en 2008.
Seuls les bâtiments neufs ont été construits. Les bâtiments anciens ainsi que la cour d'honneur n'ont pas fait l'objet de la réhabilitation prévue.

La ville avait comme piste de relocaliser les services de l'état présents dans l'ancien hôtel-Dieu (cloître de l'église Saint-Nicolas), qui appartient à la ville, et dans d'autres endroits, afin de les regrouper et de pouvoir récupérer ce dernier lieu, afin d'en faire un hôtel de luxe.
Suite au plan d'économies voulu par l'Etat, le projet était en suspens.

Le bâtiment central, appelé "le Maréchal", ainsi que le bâtiment de gauche ont été longtemps ouvert à tout vent, laissant la pluie entrer par les fenêtres, ainsi que squatteurs, jeunes, et personnes plus ou moins bien intentionnées. Le Maire a été à de nombreuses fois interpellé sur ces intrusions. Cela l'a été une nouvelle fois à la réunion publique de quartier Est, au printemps 2013, où Marc Gricourt a affirmé que les services interviendront dans les semaines qui suivent pour fermer le lieu.
Pourtant, malgré les promesses, cinq mois après, le lieu est toujours grand ouvert, et pour cause : rien n'a été fait.
Toit non bâché, fenêtres ouvertes, décembre 2013.
Toit non bâché, fenêtres ouvertes et grosses infiltrations.
Hiver 2012-2013, avant l'incendie.
En cette triste soirée du 9 octobre 2013, un incendie d'origine humaine a éclaté dans les combles du pavillon du bâtiment central. Il semble que des riverains ont aperçu quelques heures avant, encore une fois, des jeunes entrer dans le bâtiment, et cette-fois ci avec des torches, sans doute pour s'éclairer. La toiture du pavillon central a été très touchée par l'incendie (les toitures avaient été intégralement refaites dans les années 1990, avant la fermeture de la caserne), ainsi que les planchers de ce même pavillon, à cause de l'eau ayant servie à éteindre l'incendie.

Deux semaines après l'incendie, les services ont (enfin) fermé le bas avec des planches, mais les fenêtres des étages ont été laissées grandes ouvertes, laissant la pluie entrer dans le bâtiment !
Finalement, le propriétaire les fera fermer, fera sécuriser et bâcher le toit... deux mois après (les travaux ont eu lieu à partir du 2 janvier 2014).

Monsieur Gricourt a une forte responsabilité là dedans. Il affirme qu'il a envoyé des lettres recommandées depuis 2011 (plusieurs années après l'abandon du lieu et les premières intrusions). Mais, si la menace ne suffit pas, il faut aller un cran au-dessus.
En tant que Maire il a un pouvoir de police, pour contraintre un propriétaire à sécuriser un lieu.

Ironie du sort, dans son édition du 10/10/13, la NR rapporte "Le pire, c'est que nous venions de prendre la décision de faire murer les ouvertures", s'agace Marc Gricourt. "cela devait être fait dans les prochains jours et nous devions ensuite lui adresser la facture de 15 000 €".
Une décision de faire murer les ouvertures, mais n'est-ce pas ce quil avait déjà affirmé 6 mois avant, en réunion publique du quartier Est ?

Aujourd'hui, selon le Maire lui-même, des architectes lui conseilleraient de détruire tout simplement ce bâtiment. Ironie du sort (encore !), celui se positionne en défenseur du patrimoine en affirmant qu'il est contre !
Par ailleurs, le rapport de l'expert désigné par le tribunal administratif, après l'incendie, confirme qu'il y a urgence à protéger le bâtiment (NR du 14 novembre 2013).