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L'imprimerie Cino del Duca / Québécor . . . . . /!\ Menacée de démolition par l'agglomération, avec la complicité de la ville de Blois /!\
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PATRIMOINE NATUREL ET URBAIN
En savoir plus sur le patrimoine menacé à Blois :
[Chapitre 3] Nos actions pour sauver cet édifice de la démolition.


M. Nicolas Viault, qui a pris connaissance de cette démolition, a effectué des recherches et a réalisé un dossier sur cet édifice, qui a été présenté sur les précédentes pages.
Les noms des auteurs, qui n’ont jamais été communiqués par la collectivité, ont été retrouvés grâce à ces recherches.

L'association Blois Patrimoine Paysage Environnement Cadre de vie, créée par M. Nicolas Viault et M. Thomas Grappy, a ensuite pris le relais.
Plusieurs élus de la ville et de l'agglomération ont été avertis de l'intérêt de cette façade, mais sans succès, comme d'habitude, hélas. Nous avons donc décidé d'aller plus loin, plus haut, pour stopper leur volonté destructrice.


M. Walter Patscheider, fils de Tullio Patscheider, et conservateur de l'héritage artistique de Carlo Ramous

Alerté par l’association Blois, Patrimoine, Paysage Environnement Cadre de vie, M. Walter Patscheider, fils de Tullio Patscheider, et conservateur de l'héritage artistique de Carlo Ramous, a, par l’intermédiaire de son avocat, écrit à M. Christophe Degruelle , président d'agglomération et à M. Marc Gricourt, maire de Blois, afin de les informer que cette démolition violait la législation sur les droits d’auteur et afin de leur interdire toute démolition et altération, sous peine de poursuites judiciaires.

Walter Patscheider est d’autant plus scandalisé par cette destruction que le président d’Agglopolys et adjoint à la culture de Blois, Christophe Degruelle, l’avait personnellement assuré de la conservation de la totalité de la façade, et ceci, il y a quelques mois seulement. Rassuré, Walter Pastcheider qui organisera une table ronde « Ramous, un sculpteur milanais à Blois, de la façade de l'imprimerie Cino del Duca aux grandes sculptures urbaines» sur le thème Art et Architecture, le 27 juin prochain, à l’Istituto Italiano di Cultura, à Paris, avait même invité Christophe Degruelle, qui avait accepté d’y participer, avant de se rétracter... Et pour cause !
Une demande d'instance de classement, envoyée à Madame la Ministre de la Culture

Pour stopper la démolition, en parallèle et en urgence, l’association Blois-Patrimoine-Paysage-Environnement-Cadre de vie a fait une demande d’instance de classement auprès de Madame la Ministre de la Culture, Audrey Azoulay, et a alerté de nombreuses personnalités, dont Patrick Bouchain, le célèbre architecte qui a si bien réhabilité l’ancienne usine LU à Nantes.
Des échanges au plus haut niveau de l'Etat, et entre la France et l'Italie

Par ailleurs, M. Jack Lang a également écrit à Madame la ministre de la culture, Audrey Azoulay, pour soutenir l’action de l’association Blois - Patrimoine - Paysage - Environnement - Cadre de vie, où il affirme notamment qu’il est « plus qu’urgent de sauver cette oeuvre d’art de la mutilation », et qu’il « formule également le voeu que [Madame la Ministre] port[e] au sort de cette oeuvre architecturale unique, toute l’attention qu’elle mérite », et qu'il "join[t] tout [s]on soutien à l'association engagée dans la protection du patrimine à Blois qui lutte pour la sauvegarde de ce qui constitue notre héritage culturel commun".

En outre, Mme Antonella Ranaldi, Présidente des beaux-arts et des paysages de Lombardie (région où a vécu Carlo Ramous), qui dépend directement du ministère de la Culture d’Italie, a écrit au maire de Blois, au président d'agglomération, à l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), à notre ministre de la Culture, afin de leur demander des explications, tout en soulignant que la façade créée par Carlo Ramous possède un « très important intérêt historique, artistique, architectural et social » et qu’« en Italie, cette façade serait sous la protection de [leur] administation ». Elle précise également que la triennale de Milan est en préparation, et qu’il y aura un reportage photographique des ouvrages de Carlo Ramous, et notamment de la façade de l’imprimerie Cino del Duca, à Blois.
Demande de permis de démolir, signé par Christophe Degruelle
Dossier, et lettre envoyée à Mme la Ministre de la Culture
Lettre de Jack Lang à la Ministre de la Culture
Nous avons également alerté les services de la DRAC, pour la sensibiliser à l'intérêt incontestable de cette façade, et à son sort, ainsi que la préfecture de la présumé illégalité du permis de démolir.

Suite à notre action, les choses semblent changer, dans le bon sens, même s'il n'y a, pour l'instant, que des paroles, et pour cette raison, nous souhaitons rester prudents.

Fait, consternant, Christophe Degruelle a affirmé qu'il n'était pour rien dans cette démolition, tout en rejetant la faute sur les services qui seraient allés trop vite. Or, c'est bien l'agglomération, dont il est le président, qui a lancé une étude pour la démolition de cette façade, c'est bien l'agglomération qui a lancé les appels d'offres pour la démolition, c'est bien l'agglomération qui a réalisé le dossier de permis de démolir... Et si la ville a modifié le PLU, et changé la protection de la façade, ce n'est pas sans l'autorisation des élus ; sans compter que deux remarques ont été réalisées dans l'enquête publique, à propos de la modification de la protection de cette façade, et mentionnaient sa démolition prochaine.
Il ne pouvait donc qu'être au courant de cette démolition.
Surtout que c'est bien lui-même, en personne, qui a signé la demande de permis de démolir de la façade !

Nous avons donc toutes les raisons de rester extrèmement prudents...

Ministère des biens et de l'activité culturelle et du tourisme