Exclusif : le maire de Blois abandonne son projet de centre commercial face au château de Blois !

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Déplacement de la Poste, de 20 mètres, pour un coût de 1,2 millions supportés par la ville. Cela n'est hélas, pas une blague !
Ce premier avril, marc gricourt, maire de Blois s'est fendu d'un communiqué (rédigé par son directeur de cabinet, Mister Heyde, et lu lors d'une conférence de presse).
- Le budget et le bien fondé de ce projet

"12,5 millions d'euro * c'est trop pour le contribuable, surtout pour un projet voulu par la ville, mais porté par un promoteur privé. Certains se posent des questions sur le bien-fondé de ce projet, sur le budget qui y est injecté, et même sur l'honnêteté des élus, et en particulier sur la présence d'éventuels dessous de table, et ils ont raison !"

"Surtout que nous avons dénombré 75 commerces vacants.
Pourquoi ne pas utiliser une partie de cet argent
pour les acquérir et les proposer à la location ?
Ca coûterait moins cher que ce projet et cela profiterait à tous.

Il faut revenir à la raison !"

martèle-il.

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"C'était un projet stupide"

nous a déclaré le maire de Blois, en préambule, après un pot servi, avec des croissants pâtàpain
(les mêmes que ceux de la conférence citoyenne destinée à dynamiser le commerce de centre-ville,
cf article mag centre "pas de pitié pour les croissants", 01/06/2018).
Images de synthèse du projet au niveau du chevet de l'église (permis de construire). Un projet que certains élus n'hésitent pas à comparer avec la pyramide du Louvre.
Mag centre, 31 mai 2018.
Concertation citoyenne, cela n'est, hélas, pas une blague.

- Le patrimoine

Il ajoute que démolir une partie de l'ancien collège des Jésuites, bâtiment du 17ème siècle, inscrit au titre des Monuments Historiques "n'était franchement pas une bonne idée".


"Notre patrimoine est la fierté de notre ville,
il faut écouter les associations, les services de l'état
.

Quelle image de notre ville aurait-on donné avec un centre commercial, avec mac do et H&M,
à 50 m de la façade des Loges du château de Blois,
chef-d'oeuvre de la Renaissance
, dont nous célébrons cette année les 500 ans ?"

Aucun centre commercial de ce type ne fonctionne. Regardez à Bourges ! Ils ont construit un centre commercial à ciel ouvert en plein centre-ville, il y a 3 ans. Celui-ci n'a fait que pomper ** les clients des commerces existants, et ceux-ci ont fermé ! Et ce n'est pas en appelant un centre commercial "extension de centre ville" sans travailler le fond que cela fonctionnera ! C'est seulement un élément de langage !"

Dépité, celui-ci ajoute : si aucune chaîne ne se montre intéressée, et que les rares qui se sont manifestées ne donnent pas suite, c'est sans-doute qu'il y a un problème.

J'aurais dû écouter le président de la CCI (chambre de commerce et de l'industrie) et mon ancien adjoint au commerce que j'ai viré, et qui ne croyaient pas du tout au projet.
"De plus, certains affirmaient que mettre 1,2 millions (minimum) *** à la charge de la ville, pour déplacer de 20 mètres, la Poste (dont l'intérieur a été intégralement refait il y a 2 ans) était vraiment synonyme de jeter l'argent par les fenêtres.

En lisant cela, j'ai failli m'étrangler, et j'étais donc sur le point de faire un procès pour des sous-entendus : on insinuait donc que j'étais un maire dépensier et faisant des gros projets inutiles pour marquer mon mandat. Heureusement, l'avocat payé par la ville dans de genre d'affaire me l'a déconseillé, ayant perdu le dernier procès que j'ai intenté, et étant depuis un an en pleine campagne pour les municipales. Cela pouvait fortement nuire à l'image que je cherche à donner, et à redorer, via mon autobiographie rédigée par un "nègre", que je vous conseille d'acheter chez les éditions "plume d'éléphant du PS".

Celui-ci finit par conclure :

"Quand un projet va à l'encontre de l'intérêt général et qu'il ne sert que des intérêts particuliers,
il y a un problème"


Jacques Chauvin, ardent défenseur du projet, qui, malgré son grand âge (plus de 70 ans), a créé une entreprise de conseil pour les affaires
(siret : 52332374900011) , il y a quelques années (qui peut notamment conseiller des entreprises sur leur implantation), est déçu, mais pas résigné : "Je pourrai encore intervenir ailleurs, sur d'autres projets ! Et exister !"



Marc Gricourt, avoue avoir déjeuné dans un excellent restaurant proposant des produits de la mer. Une entrée à l'écrevisse, et le plat de résistance - de la sole au safran-, peut-être payé avec la carte de la ville qu'il a a sa disposition et dont les dépenses ne sont pas contrôlées. Peut-être a-t-il abusé du poisson ?


Il confirmera -ou pas- demain, mardi 2 avril, cette nouvelle, via son attaché de presse, Henri Brissot, qui travaille à la Nouvelle République.

" Demain est un autre jour " crie-t-il, en partant, au volant de sa mercédès pour rentrer chez lui (à 1,5 km de la mairie) !


PS : Marc gricourt s'est également engagé à baisser ses indemnités (totalisant actuellement 7 900 € / mois avec ses différents mandats*****), à rendre sa voiture de fonction avec chauffeur, à lâcher son smartphone en réunion, et à ne plus faire de selfies pendant 24 heures - j'ai fait une overdose, et je suis une thérapie nous a-t-il avoué.


* CM du 26/11/18 + prix du parking souterrain, financé par la ville, via stationéo (30 000 €/ place) - CM du 19/09/17
** sans jeux de mots
*** CM du 26/11/18, le chiffre ne comprend pas le coût de la reconstruction de la Poste.
**** Voir les différents articles de presse sur ce sujet, le permis de construire initial, etc.
*****Délibération n° 2014-073 du conseil municipal, délibération 2014-089 du Conseil communautaire de Blois Agglopolys, délibération n° 16.01.05 du conseil régional, ce chiffre brut ne comprend pas les éventuelles indemnités ou jetons de présence concernant des fonctions dans différentes SEM, présidence de Stationéo, conseil de surveillance de l'hôpital, dont le fonctionnement est (très) opaque.


Au départ, nous souhaitions construire une surface commerciale, sous les jardins de l'Orangerie, et démolir les terrasses de l'ancien jeu de paume du château, pour y réaliser un parking, détruire des vestiges médiévaux du 13e siècle situés entre ces terrasses et la maison du gardien du jeu de paume ****.
Heureusement que cela a été refusé par la DRAC ! Et que le promoteur a été contrait de retirer son permis de construire !
Je m'en serais voulu toute ma vie d'avoir massacré la ville, alors que je devrais être le garant de la transmission et la mise en valeur de ce patrimoine et de notre cadre de vie exceptionnel !

Déjà, j'ai fait détruire la rotonde ferroviaire, l'une des cinquantes restant en France. Puis, c'était au tour d'un logis datant des années 1500-1510, d'être démoli, en Vienne. Puis le saccage de certaines rues où j'ai fait remplacé les pavés multiséculaires par du béton déjà abîmé, et c'est sans compter les travaux sans autorisation que nous avons menés, ou l'abattage systématique d'arbres lors des travaux. Maintenant, ça suffit !


J'aurais dû être à l'écoute des associations, qui m'alertaient depuis plus de 3 ans sur ce sujet, accepter les demandes de rendez-vous. Jamais je n'aurais dû m'emporter contre la DRAC, faire pression, et je m'en excuse.

Je m'engage, à l'avenir, à mettre en place de réelles concertations pour chaque projet structurant. Et pas à lancer une conférence citoyenne, où on donne du coloriage et des gomettes pour choisir le type de bancs et leurs emplacements, car le permis de construire est déjà déposé, et accepté, et que tout est décidé. Je m'engage à le faire. J'ai changé. (votez pour moi).

Mise en ligne : Lundi 1er avril 2019

Article satirique ! Bien sûr, le maire de Blois n'a jamais dit tout cela ! (mais les chiffres sont, hélas, vrais)

La grosse blague, est bien, en réalité, le fait de vouloir construire un centre commercial avec chaînes nationales & internationales, de faible qualité, face au château de Blois, l'un des joyaux du Val de Loire. Le fait de vouloir le fait de vouloir à tout prix construire un centre commercial, alors que le CV comporte déjà plus de 70 commerces vacants. Espérer qu'un tel centre commercial puisse dynamiser le CV, alors que, partout ailleurs, c'est le contraire qui se passe. Et tout cela, avec l'argent du contribuable, puisque bien que le projet, voulu par la ville soit porté par un promoteur, la ville injecte des millions dans ce projet (coût estimé à 12,5 millions d'euro pour le contribuable)

Enfin, nous aurions aimé que ces politiciens se rendent compte de la non pertinence de ce projet, du point de vue patrimonial, commercial, de l'absence de concertation, etc., et des questions que cela pose, toujours demeurées sans réponses (vive la transparence). Mais, un premier avril, nous estimons avoir le droit de rêver, d'interpeller en dénonçant l'absurde par l'absurde, et de dire les choses d'une manière un peu plus légère, non ?

Pour aller plus loin :
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